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"Le lait de la mort" par Georges Didi-Huberman, notes.

 

 

1 — Sarkis, « au commencement,
l’apparition », 2005. Film vidéo
(3 min 26) réalisé dans l’atelier
de l’artiste à Villejuif.

2 — Guo Ruoxu, Notes sur ce que
j’ai vu et entendu en peinture
(XIe siècle), trad. Y. Escande,
Bruxelles, La Lettre volée,
1994, p. 188.

3 — Il s’agit d’une série
de vingt-cinq films réalisés
par Sarkis au Studio national des
Arts contemporains (Le Fresnoy)
et dans l’atelier de Calder à Saché
en 1997-1998. Ces films portent
tous le titre « au commencement,... »
suivi des variations suivantes :
« l’entrée, la tête, le trésor, il brûle,
la main rouge, le cri, la photographie
obscure, la coulée, l’aura, le rouge
et le vert, d’après et après, immense,
la chambre, les empreintes, la nuit,
le pain qui nage, les couleurs dans
l’eau, il verse la couleur, la boîte
d’aquarelles, le jaune et le bleu,
l’image colorée, le jaune, le signe
du peintre, la date, le tambour ».
Cf. Sarkis. 21.01.2000-09.04.2001,
Bordeaux, CAPC-Musée d’Art
contemporain, 2000, où on pourra
lire, sur ces films, le texte d’É. Bullot,
« Kiosque pour Sarkis », ibid.,
p. 39-47. Cf. également id.,
« Photogénie de l’aquarelle », Trafic,
n° 31, 1999, p. 35-39.

4 — Léonard de Vinci,
Traité de la peinture,
trad. A. Chastel, Paris,
Berger-Levrault, 1987, p. 181.

5 — Sur ces distinctions,
cf. G. Didi-Huberman,
La Ressemblance par contact.
Archéologie, anachronisme et
modernité de l’empreinte, Paris,
Minuit, 2006 (réédition de l’essai
paru dans L’Empreinte, Paris,
Centre Georges Pompidou,
1997, p. 15-192).

6 — Dionysos de Furna,
Ermeneutica della pittura,
trad. G. Donato Grasso, Naples,
Fiorentino, 1971, p. 3-10.
C. Cennini, Le Livre de l’art,
trad. C. Déroche, Paris,
Berger-Levrault, 1991, p. 29-35.

7 — Léonard de Vinci,
Traité de la peinture, op. cit.,
p. 116-120.

8 — Pline l’Ancien,
Histoire naturelle, XXXV,
trad. J.-M. Croisille, Paris,
Les Belles Lettres, 1985, p. 58.

9 — Théophile, Essai sur divers arts,
trad. J.-J. Bourassé, Paris,
Picard, 1980, p. 32.

10 — Cf. A. Béguin, Dictionnaire
technique de la peinture, IV, Paris,
André Béguin, 1981,
p. 690-693. G. Loumyer,
Les Traditions techniques
de la peinture médiévale, Bruxelles,
Van Oest, 1920 (rééd. Nogent-le-Roi,
Laget, 1996), p. 163-166.
M. P. Merrifield, Medieval
and Renaissance Treatises
on the Art of Painting.
Original Texts with English
Translations (1849), New York,
Dover Publications, 1967,
p. CXXXIX et 618.

11 — A.-A. Cadet-de-Vaux,
Mémoire sur la peinture au lait,
Paris, Veuve Panckoucke, 1800,
passim, qui distingue « peinture
au lait détrempe », « peinture au lait
résineuse » et « badigeon ».

12 — A. Béguin, Dictionnaire
technique de la peinture, I,
Paris, André Béguin, 1978,
p. 190.

13 — C. Cennini, Le Livre de l’art,
op. cit., p. 71, 165,
214 et 267.

14 — ibid., passim. Le bol d’Arménie
est évoqué dans dix-sept chapitres
du traité, surtout les chapitres CXXXI
et CXXXII, p. 230-233.
Cf. D. V. Thompson,
The Materials and Techniques
of Medieval Painting (1936),
New York, Dover Publications,
1956, p. 219-220.

15 — A. Béguin, Dictionnaire
technique de la peinture, I,
op. cit., p. 190.

16 — Pline l’Ancien, Histoire
naturelle, XXXV, op. cit., p. 57.

17 — ibid., p. 51.

18 — Jehan le Bègue,
Tabula de vocabulis sinonimis
et equivocis colorum,
éd. et trad. M. P. Merrifield,
Medieval and Renaissance
Treatises, op. cit., p. 20-21.

19 — Cf. R. Ciasca,
L’arte dei medici e speziali nella
storia e nel commercio Fiorentino
dal secolo XII a XV, Florence,
Olschki, 1927 (éd. 1977).

20 — Je pense à la question posée
publiquement par Sarkis au Salon
de Mai en 1969 : « Connaissez-vous
Joseph Beuys ? », ou à sa participation
à la célèbre exposition dirigée
par Harald Szeemann,
When Attitudes Become Form,
Berne, Kunsthalle, 1968.
Sur Beuys et la relation
art-médecine, cf. T. Davila
et M. Fréchuret (dir.),
L’Art médecine, Antibes-Paris,
Musée Picasso-RMN, 1999,
p. 171-186.

21 — Cf. J. Derrida,
« La pharmacie de Platon » (1968),
La Dissémination, Paris, Le Seuil,
1972, p. 69-197.

22 — P. Valéry, « Prose »
1892-1893),
cité et commenté par J. Jallat,
« Entre lait et cendres,
le poème », Bulletin des études
valéryennes, XXIII, 1996,
n° 72-73, p. 169-172.

23 — Cité par É. Bullot,
« Kiosque pour Sarkis »,
art. cit., p. 44-45.

24 — Artémidore, Onirocriticon.
La clef des songes,
trad. A. J. Festugière, Paris,
Vrin, 1975, p. 251. De même :
« Quelqu’un rêve-t-il qu’il est dans
les langes, comme les enfants,
et qu’il tète le lait de quelque
femme […], il sera atteint d’une
longue maladie. […] Quant à rêver
qu’on a du lait dans ses seins […],
cela signifie prospérité ».
ibid., p. 34.

25 — G. Bachelard, L’Eau
et les rêves. Essai sur l’imagination
de la matière, Paris, José Corti,
1942 (éd. 1997), p. 158.

26 — ibid., p. 158 et 170.

27 — ibid., p. 164.

28 — ibid., p. 157 et 161.

29 — ibid., p. 160-161.

30 — ibid., p. 158-161.

31 — J. Michelet, La Mer (1861),
Paris, Gallimard, 1983,
p. 114-117.

32 — Id., La Femme (1859),
Paris, Flammarion, 1981, p. 95.

33 — ibid., p. 97.

34 — Évangile selon saint Jean, XX,
24-29.

35 — Cf. G. Didi-Huberman,
« Une ravissante blancheur »
(1986), Phasmes.
Essais sur l’apparition, Paris,
Minuit, 1998, p. 76-98.

36 — « Le lait est, en général, dans
tous les animaux, un liquide opaque
blanc, doux, plus ou moins sucré,
un peu plus pesant que l’eau.
Il est toujours composé d’une matière
caseuse, d’une matière butireuse, d’eau
et de sucre de lait. Ces substances […]
contiennent en dissolution différents
sels, des phosphates terreux et des
hydrochlorates de potasse
et de chaux ».
C.-M. Gardien, « Lait », Dictionnaire
des sciences médicales, XXVII,
Paris, Panckoucke, 1818, p. 127.

37 — Cf. notamment A. Paré,
oeuvres complètes,
éd. J.-F. Malgaigne
(1840-1841), Genève,
Slatkine Reprints, 1970, II,
p. 771 et III, p. 667.

38 — Aristote, De la génération
des animaux, II, 4, 739b
et IV, 8, 777a, trad. P. Louis,
Paris, Les Belles Lettres,
1961, p. 69 et 172.

39 — Cf. C. D. O’Malley
et J. B. de C. M. Saunders,
Leonardo da Vinci
on the Human Body :
The Anatomical, Physiological and
Embryological Drawings, New York,
Henry Schuman, 1952
(rééd. New York, Dover Publications,
1983), p. 460-461.

40 — Cf. R. Zapperi, L’Homme
enceint. L’homme, la femme
et le pouvoir (1979),
trad. M.-A. Maire Vigueur, Paris,
PUF, 1983. R. Lionetti,
Le Lait du père (1984),
trad. A.-M. Castelain, Paris,
Éditions Imago, 1988.

41 — Cf. C. Fortier, « Le lait,
le sperme, le dos. Et le sang ?
Représentations physiologiques de
la filiation et de la parenté de lait
en Islam malékite et dans la société
maure »,
Cahiers d’études africaines, XLI,
2001, n° 1, p. 97-138.

42 — C. Malamoud,
Cuire le monde. Rite et pensée
dans l’Inde ancienne, Paris,
La Découverte, 1989, p. 52.

43 — Cf. G. Marcy, « L’alliance
par collactation (tad’a) chez
les Berbères du Maroc central »,
Revue africaine, LXXIX, 1936, n° 2,
p. 957-973. P. Bonte,
« Le sein, l’alliance, l’inceste »,
Autrement. Série mutations/
mangeurs, n° 143, 1994, p. 143-156.

44 — Cf. S. Altorki,
« Milk-Kinship in Arab Society :
an Unexplored Problem in the
Ethnography of Marriage »,
Ethnology, XIX, 1980, n° 2,
p. 233-244.
J. Khatib-Chahidi, « Milk-Kinship
in Shi’ite Islamic Iran »,
The Anthropology of Breast-Feeding.
Natural Law or Social Construct,
dir. V. Maher,
Oxford-Providence, Berg, 1992,
p. 109-132.
F. Héritier-Augé,
« Identité de substance et parenté
de lait dans le monde arabe »,
Épouser au plus proche. Inceste,
prohibitions et stratégies
matrimoniales autour
de la Méditerranée,
dir. P. Bonte, Paris, Éditions
de l’EHESS, 1994, p. 149-164.
C. Fortier, « Le lait, le sperme
et le dos », art. cit., p. 97-138.

45 — Thomas d’Aquin,
Somme théologique,
Ia, prologue, trad. H.-D. Gardeil,
Paris, Desclée, 1968, p. 15
(citant I Corinthiens, III, 2).

46 — Cf. C. Klapisch-Zuber,
« Parents de sang, parents
de lait » (1983), La Maison
et le nom. Stratégies et rituels
dans l’Italie de la Renaissance, Paris,
Éditions de l’EHESS, 1990,
p. 263-289.

47 — Cf. G. Didier-Huberman,
« Puissances de la figure.
Exégèse et visualité dans l’art
chrétien », Encyclopaedia
Universalis. Symposium,
Paris, Encyclopaedia Universalis,
1990, p. 596-609.

48 — Pline l’Ancien,
Histoire naturelle, XI,
trad. A. Ernout et R. Pépin,
Paris, Les Belles Lettres,
1947, p. 103.

49 — ibid., p. 104.

50 — A. Paré, oeuvres complètes,
op. cit., II, p. 502.

51 — Pline l’Ancien, Histoire
naturelle, XXVIII, trad. A. Ernout,
Paris, Les Belles Lettres,
1962, p. 43-50 et 63-67.
Cf. également A. Paré,
oeuvres complètes, op. cit., II,
p. 77 et 103 ; III, p. 173.

52 — Cité et commenté
par P. Camporesi, Le vie del latte,
dalla Padania alla steppa, Milan,
Garzanti, 1993, p. 14
(trad. partielle I. Giordano,
« Le voie lactée », Autrement.
Série mutations / mangeurs,
n° 149, 1994, p. 77).

53 — Apulée,
Les Métamorphoses, III.
Livres VII-XI, trad. P. Vallette, Paris,
Les Belles Lettres, 1945, p. 146-147.
Cf. R. B. Onians, Les Origines
de la pensée européenne
sur le corps, l’esprit, l’âme, le monde,
le temps et le destin (1951),
trad. B. Cassin, A. Debru
et M. Narcy, Paris, Le Seuil,
1999, p. 326.

54 — R. B. Onians,
Les Origines de la pensée
européenne, op. cit., p. 268.

55 — ibid., p. 338-339.
J. G. Frazer, Le Rameau d’or, IV.
Balder le magnifique (1890-1915),
trad. P. Sayn (1930), Paris, Robert
Laffont, 1984, p. 245.

56 — J. G. Frazer,
Le Rameau d’or, IV, op. cit., p. 204.

57 — Cf. M. Meslin,
« Un don biblique », Autrement.
Série mutations/mangeurs, n° 143,
1994, p. 101-103.

58 — Cf. C. Malamoud,
Cuire le monde, op. cit., p. 51.
Y. Tardan-Masquelier,
« La bonne marche du cosmos »,
Autrement, op. cit., p. 116-126.

59 — Cf. U. Harva,
Les Représentations religieuses
des peuples altaïques (1938),
trad. J.-L. Perret, Paris, Gallimard,
1959, p. 57 et 123. J.-P. Roux,
« Le lait et le sein dans les
traditions turques »,
L’Homme, VII, 1967, n° 2, p. 48-63.
Pour le domaine slave,
cf. J. Kabakova, « Le sein et le lait
maternel dans l’imaginaire
des Slaves », La Revue russe, n°8,
1995, p. 83-89.

60 — Cf. P. Saintyves,
« Les saints protecteurs
des nourrices et les guérisseurs
des maladies de seins », Revue
des traditions populaires, XXXI,
1916, n° 3-4, p. 77-84.
C. Corrain, F. Rittatore et P. Zampini,
« Fonti e grotte lattaie nell’Europa
occidentale », Etnoiatria, I, 1967,
n° 2, p. 31-39.
G. Plazio, La cera, il latte, l’uomo
dei boschi. Mitologia e realtà
sociale in una comunità prealpina,
Turin, Giappichelli, 1979.
R. Lionetti, Le Lait du père,
op. cit., p. 14-18. P. Camporesi,
Le vie del latte, op. cit., p. 5-47.

61 — Pline l’Ancien, Histoire
naturelle, XXVIII, op. cit., p. 63.
Thème repris à la Renaissance
par A. Paré, oeuvres complètes,
op. cit., II, p. 686.
Cf. J.-L. Flandrin, « L’attitude à l’égard
du petit enfant et les conduites
sexuelles. Structures anciennes
et évolution » (1973),
Le Sexe et l’Occident.
Évolution des attitudes et des
comportements, Paris, Le Seuil,
1981, p. 151-216. Pour l’Italie,
cf. A. Rivera, « Gravidanza, parto,
allattamento, malattie infantili :
pratiche empiriche e protezione
simbolica », Le tradizioni popolari
in Italia : medicine e magie,
dir. T. Seppilli, Milan, Electa, 1989,
p. 63-70. Et, sur un plan
anthropologique plus général,
cf. F. Héritier, « Le sperme et le sang.
De quelques théories anciennes
sur leur genèse et leurs rapports »
(1985), Masculin/féminin.
La pensée de la différence, Paris,
Odile Jacob, 1996, p. 133-151. Id.,
« La mauvaise odeur l’a saisi. De
l’influence du sperme et du sang sur
le lait nourricier », ibid., p. 153-164.

62 — Cf. G. Bataille, Théorie de la
religion (1948), oeuvres complètes,
VII, Paris, Gallimard, 1976,
p. 301-302. Id., La Part maudite
(1949), ibid., p. 64-65, parmi bien
d’autres textes de Bataille sur cette
question.

63 — Cf. M. Meslin, « Un don
biblique », art. cit., p. 103-107.
J.-J. Lavoie, « Festin érotique
et tendresse cannibalique dans
le Cantique des cantiques »,
Studies in Religion, XXIV, 1995, n° 2,
p. 131-146.
M.-J. Pierre, « Lait et miel,
ou la douceur du Verbe »,
Apocrypha, n° 10, 1999, p. 139-176.

64 — Cf. J. G. Frazer,
Le Rameau d’or, IV, op. cit., p. 52-55
et 245. A. Van Gennep, Le Folklore
français, I. Cérémonies familiales :
du berceau à la tombe (1943), Paris,
Robert Laffont, 1998,
p. 118-119. P. Camporesi,
Le vie del latte, op. cit., p. 32.

65 — Cf. C. Klapisch-Zuber,
« Parents de sang, parents de lait »,
art. cit., p. 287.

66 — Léonard de Vinci, Carnets,
éd. E. Maccurdy, trad. L. Servicen,
Paris, Gallimard, 1942
(éd. 1987), II, p. 492.

67 — S. Freud, Conférences
d’introduction à la psychanalyse
(1916-1917), trad. F. Cambon, Paris,
Gallimard, 1999, p. 465.

68 — M. Douglas, De la souillure.
Essai sur les notions de pollution
et de tabou (1967), trad. A. Guérin,
Paris, La Découverte, 1992,
p. 29 et 141 : « [Le corps] contient
des fluides vitaux qu’il ne doit
pas laisser s’écouler ou se diluer.
On considère […] que les femelles
sont littéralement des entrées
par lesquells la pureté du contenu
peut être altéré ».

69 — G. Bataille,
Histoire de l’oeil (1928), oeuvres
complètes, I, Paris, Gallimard, 1970,
p. 13-14 et 78.

70 — Cité par É. Bullot, « Photogénie
de l’aquarelle », art. cit., p. 39.

71 — J. Altounian,
« De quoi témoignent les mains
des survivants ?
De l’anéantissement des vivants,
de l’affirmation de la vie »,
Témoignage et trauma. Implications
psychanalytiques,
dir. J.-F. Chiantaretto, Paris, Dunod,
2004, p. 27-63.

72 — M. de Certeau, « Économies
ethniques : pour une école
de la diversité », Annales ESC, XLI,
1986, p. 808.

73 — ibid., p. 808-809.

74 — Cité en exergue
par C. Gintz, « Sur les traces
du capitaine Sarkis », Sarkis.
La Fin des siècles, le début des
siècles, Paris, ARC-Musée d’Art
moderne de la Ville de Paris,
1984, p. 2.

75 — Cf. Sarkis. 26.9.19380,
Bonn-Ostfildern, Kunst- und
Austellungshalle der
Bundesrepublik Deutschland-Cantz
Verlag, 1995, p. 187 et 198-199.

76 — Cité par É. Bullot,
« Kiosque pour Sarkis »,
art. cit., p. 42.

77 — Cf. Sarkis. 26. 9. 19380,
op. cit., p. 179.

78 — Cf. C. Allemand-Cosneau,
« Dialogues de lumière » Sarkis.
« au commencement, le son de la
lumière à l’arrivée », Nantes, Musée
des Beaux-Arts, 1997, p. 40-43.

79 — H. Focillon, « Éloge de la main »
(1943), Vie des formes, Paris, PUF,
1964, p. 128.

80 — Cf. H.-C. Cousseau,
« Sous le regard des icônes »,
Sarkis. Ikones, Paris,
École nationale supérieure
des Beaux-Arts, 2002, p. 7-15.

81 — Cf. P. Florensky,
La Perspective inversée (1919),
trad. F. Lhoest, Lausanne,
L’Âge d’Homme, 1992, p. 67-120.

82 — Cf. G. Didi-Huberman,
Fra Angelico — Dissemblance
et figuration, Paris, Flammarion,
1990, p. 109-110
(éd. 1995, p. 142-143).
Cf. également H. Leclercq, « Lait »,
Dictionnaire d’archéologie
chrétienne et de liturgie, VIII-1, Paris,
Letouzey et Ané, 1928, col. 1065.

83 — Cf. L. Langener,
Isis Lactans — Maria Lactans.
Untersuchungen zur koptischen
Ikonographie, Altenberge,
Oros Verlag, 1996.

84 — Cf. A. Cutler,
« The Cult of the Galaktotrophousa
in Byzantium and Italy », Jahrbuch
des österreichischen Byzantinistik,
XXXVII, 1987, p. 335-350. E.
Cruikshank Dodd, « Christian Arab
Sources for the Madonna Allattante
in Italy », Arte medievale, N. S., II,
2003, n° 2, p. 33-39. G. P. Bonani
et S. Baldassarre Bonani,
Maria lactans, Rome, Marianum, 1995.

85 — Cf. F. Ronig, Theologische
Inhalt des Bildes der stillenden
Muttergottes (Maria Lactans),
Saarburg, Rassier, 1964.
B. A. Williamson, « The Virgin
Lactans as Second Eve : Image
of the Salvatrix », Studies in
Iconography, XIX, 1998, p. 105-138.
Sur le culte marial à Rome,
cf. surtout l’étude remarquable
de G. Wolf, Salus Populi Romani.
Die Geschichte römischer
Kunstbilder im Mittelalter, Weinheim,
VCH-Acra Humaniora, 1990.

86 — Pseudo-Denys l’Aréopagite,
« Lettre IX », trad. M. de Gandillac,
oeuvres complètes, Paris, Aubier,
1943 (éd. 1989), p. 355.

87 — ibid., p. 356.

88 — ibid., p. 356-357.

89 — ibid., p. 357.

90 — Cf. L. Dal Prà (dir.),
Bernardo di Chiaravalle
nell’arte italiana dal XIV
al XVIII secolo, Milan, Electa,
1990, p. 48-71.

91 — Cf. M. Bartoli,
« Analisi storica e interpretazione
psicoanalitica di una visione si
Santa Chiara d’Assisi »,
Archivum Franciscanum Historicum,
LXXIII, 1980, n° 4, p. 449-472.
Sur la lactation comme thème
mystique et monastique,
cf. C. W. Bynum, Holy Feast
and Holy Fast. The Religious
Significance of Food to Medieval
Women, Berkeley-Los Angeles-
Londres, University of California
Press, 1987, p. 116-118, 190-191,
270-275, 289-293, etc.

92 — Catherine de Sienne,
Le Livre des dialogues,
trad. L.-P. Guigues, Paris, Le Seuil,
1953, p. 308.

93 — Cf. M. Von Thadden,
Die Ikonographie der Caritas
in der Kunst des Mittelalters, Bonn,
Thèse de l’Université, 1951.

94 — Cf. G. Didi-Huberman,
« Un sang d’images »,
Nouvelle Revue de Psychanalyse,
n° 32, 1985, p. 123-153.

95 — Cf. C. W. Bynum,
Jesus as Mother. Studies in the
Spirituality of the High Middle Ages,
Berkeley-Los Angeles-Londres,
University of California Press, 1982.

96 — Sarkis, « au commencement,
le toucher » (pour Matthias
Grünewald), 2005. Six films vidéo
réalisés au Centre de recherche
et de restauration des musées
de France, au Louvre.

97 — J.-K. Huysmans,
Les Grünewald du musée de Colmar
(1904), éd. P. Brunel,
A. Guyaux et C. Heck, Paris,
Hermann, 1988, p. 50-52.

98 — ibid., p. 50.

99 — ibid., p. 50 et 52-53.

100 — ibid., p. 21-22.

101 — ibid., p. 48.

102 — ibid., p. 33.

103 — ibid., p. 30 et 44.

104 — ibid., p. 30 et 100
(Carnet de 1903).

105 — On retrouve le même
système chromatique dans
le « bloc de compassion » rouge
et blanc qui entoure
la Crucifixion de Bâle.

106 — Berlin, Kupferstichkabinett.
Cf. H. Ziermann et E. Beissel,
Matthias Grünewald, Munich-
Londres-New York, Prestel, 2001, p. 12.

107 — Cf. H. Hubach,
Matthias Grünewald :
der Aschaffenburger
Maria-Schnee-Altar. Geschichte,
Rekonstruktion, Ikonographie,
Mainz-Trier, Verlag der Gesellschaft
für mittelrheinische
Kiechengeschichte, 1996.
E. Wiemann, Die Stuppacher
Madonna, Stuttgart, Staatsgalerie,
1998.

108 — Berlin, Kupferstichkabinett.
Cf. H. Hubach, Matthias Grünewald :
der Aschaffenburger
Maria-Schnee-Altar, op. cit.,
planche III.

109 — G. Agamben, Profanations,
trad. M. Rueff, Paris, Payot et
Rivages, 2005, p. 91.

110 — ibid., p. 92.

111 — ibid., p. 93.

112 — ibid., p. 93-94.

113 — ibid., p. 100-107 et 112-

114 — ibid., p. 94.

115 — ibid., p. 113.

116 — Cf. A. Rey (dir.),
Dictionnaire historique
de la langue française, Paris,
Dictionnaires Le Robert,
992, I, p. 109( (sv « Lai »).

117 — U. Fleckner et Sarkis,
Die Schatzkammern der
Mnemosyne. Ein Lesebuch
mit Texten zur Gedächtnistheorie
von Platon bis Derrida, Dresde,
Verlag der Kunst, 1995.

118 — U. Fleckner,
« L’atelier sans artiste.
À propos de la représentation
du lieu de travail, de Caspar David
Friedrich à Sarkis »,
trad. O. Brogden, Sarkis.
21.01.2000-09.04.2001,
op. cit., p. 24-35. Id., « Theatrum
mundi », Sarkis. Le monde
est illisible, mon coeur si,
Lyon-Milan, Musée d’Art
contemporain-5 Continents Éditions,
2003, p. 129-135.

119 — Cf. G. Didi-Huberman,
« L’image brûle » (conférence
prononcée le 18 juin 2004
au Centre Georges Pompidou, extrait
publié dans Art Press, n° spécial 25,
2004 [« Images et religions
du livre »],
p. 68-73), à paraître.

120 — Sarkis. 26.9.19380,
op. cit., p. 14.

121 — U. Fleckner,
« “Der Leidschatz der Menschheit
wird humaner Besitz”.
Sarkis, Warburg und das soziale
Gedächtnis
der Kunst », Sarkis.
Das Licht des Blitzes — Der Lärm
des Donners, Vienne, Museum
moderner Kunst-Stiftung Ludwig,
1995, p. 33-46 art. cit., p. 134.

122 — Id., « Theatrum mundi ».

123 — M. Yourcenar, « Le lait de la
mort » (1938), Nouvelles orientales,
Paris, Gallimard, 1963, p. 43-58.
Récit commenté par A. Guyaux,
« Le lait de la mère », Critique,
n° 383, 1979, p. 368-374.
Pour une étude comparative
de ce motif, cf. H. Diplich,
Das Bauopfer als dichterisches Motiv
in Südosteuropa, Munich, Verlag
des südostdeutschen Kulturwerkes,
1976, et surtout le recueil composé
par V. Gély-Ghedira (dir.),
Le Lait de la mort. La ballade de
l’emmurée et sa fortune littéraire,
Clermont-Ferrand, Université Blaise
Pascal-Centre de Recherches
sur les Littératures modernes
et contemporaines, 1998.

 

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