{"id":9668,"date":"2009-05-02T03:10:03","date_gmt":"2009-05-02T03:10:03","guid":{"rendered":"http:\/\/sarkis.test\/?p=9668"},"modified":"2022-08-11T07:21:15","modified_gmt":"2022-08-11T07:21:15","slug":"anne-tiqwah-ellul-et-helder-da-silva-texte-en-prose-6","status":"publish","type":"texts","link":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/texts\/anne-tiqwah-ellul-et-helder-da-silva-texte-en-prose-6\/","title":{"rendered":"Texte en prose"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>I.<\/strong><br>Un jour, j\u2019ai \u00e9crit \u00e0 Sarkis : Tes cr\u00e9atures t\u2019attendent. Cette phrase a suffi pour que se d\u00e9cide qu\u2019il me reviendrait d\u2019associer \u00e0 son \u0153uvre le texte d\u2019un livret.<br>J\u2019ai eu le privil\u00e8ge d\u2019accompagner Sarkis alors qu\u2019il engendrait.<br>D\u2019autres rappelleraient les dates et les lieux jalonnant sa carri\u00e8re. Je ne saurais d\u00e9crire que ce que j\u2019ai per\u00e7u, concernant v\u00e9ritablement la Gen\u00e8se des Innocents.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>II.<\/strong><br>De l\u2019id\u00e9e primordiale \u00e0 l\u2019accomplissement, un an s\u2019est \u00e9coul\u00e9.<br>La d\u00e9marche consistant \u00e0 m\u00ealer les techniques laborieuses, minutieuses du vitrail, quasiment inchang\u00e9es depuis l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale, \u00e0 celles de la photographie, profond\u00e9ment ancr\u00e9es dans l\u2019\u00e8re de l\u2019instantan\u00e9 et du p\u00e9rissable, exigeait une importante recherche pr\u00e9liminaire.<br>La premi\u00e8re \u00e9preuve de notre travail \u00e9tait de d\u00e9finir les lignes de plomb cloisonnant les verres : souligner d\u2019un cerne, sans appesantir, des sujets extraits d\u2019un r\u00e9el aux motifs complexes, encore enrichi gr\u00e2ce aux \u00e9clairages choisis par Sarkis, qui d\u00e9chiquettent les contours de ses personnages, gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9diocre qualit\u00e9 de la pixellisation, qui rapporte \u00e0 l\u2019image des zones de flou, des manques.<br>La seconde \u00e9tait d\u2019inclure au vitrail un mat\u00e9riau pr\u00e9cieux, d\u2019une extr\u00eame fragilit\u00e9, qui ne laissait de droit ni \u00e0 l\u2019h\u00e9sitation, ni au repentir. Or, l\u2019art que nous pratiquons ne peut se soustraire au fa\u00e7onnage de surfaces tranchantes dot\u00e9es d\u2019ar\u00eates aigu\u00ebs, aux constantes manipulations, \u00e0 l\u2019imbrication et au maintien, \u00e0 l\u2019aide de couteaux, de marteaux et de clous, d\u2019un verre apr\u00e8s l\u2019autre, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tape finale de fusion de l\u2019\u00e9tain aux intersections des profil\u00e9s de plomb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>III.<\/strong><br>Mais, au-del\u00e0 du d\u00e9fi technique qu\u2019elle repr\u00e9sentait, la mat\u00e9rialisation des Innocents sous leur forme d\u00e9finitive r\u00e9clamait surtout de nous une implication personnelle absolue.<br>Sarkis nous a confi\u00e9 le soin d\u2019incarner en vitrail l\u2019image de ses Innocents, avec l\u2019abandon d\u2019une m\u00e8re qui enfante.<br>La libert\u00e9 qu\u2019il nous accordait sollicitait une pr\u00e9sence v\u00e9ritable. Refuser de donner de nous excluait la possibilit\u00e9 d\u2019une communion sur laquelle est fond\u00e9e la naissance de l\u2019\u0152uvre.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>IV.<\/strong><br>Parmi ses cr\u00e9atures, Sarkis m\u2019a offert l\u2019homme pourfendu, notre essai initial. La photographie de ce personnage, \u00e0 laquelle a \u00e9t\u00e9 substitu\u00e9e une autre prise de vue pour <a href=\"#theme-image-block_62f4abf3a0f4f\"><strong>Le Cycle des Innocents<\/strong><\/a>, est la seule qui pouvait me frapper avec cette acuit\u00e9.<\/p>\n\n\n<figure id=\"theme-image-block_62f4abf3a0f4f\" class=\"theme-image\">\n    <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"474\" src=\"https:\/\/www.sarkis.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/05\/Vitraylar-Sarkisin-Atelyes1.jpg\" class=\"attachment-full size-full\" alt=\"Vitraylar-Sarkisin-Atelyes1\" srcset=\"https:\/\/www.sarkis.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/05\/Vitraylar-Sarkisin-Atelyes1.jpg 800w, https:\/\/www.sarkis.fr\/wp-content\/uploads\/2009\/05\/Vitraylar-Sarkisin-Atelyes1-300x178.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/>    <figcaption>Le Cycle des Innocents, 2007<\/figcaption>\n<\/figure>\n\n\n<p>Je crois que Sarkis est anim\u00e9 d\u2019une intime perception des \u00eatres.<br>J\u2019ai pu me questionner sur le succ\u00e8s incontestable de ses expositions. Je ne suis pas de ceux qui ont la clairvoyance de reconna\u00eetre un sens \u00e0 un art th\u00e9orique.<br>J\u2019avoue qu\u2019il fut un temps o\u00f9 je n\u2019ai pas compris. Et puis, soudain, j\u2019ai vu : un guerrier en armure venu d\u2019un temps lointain, mont\u00e9 sur un cheval aux m\u00e2choires serr\u00e9es, faisant face \u00e0 un orque du Seigneur des Anneaux assis sur une hy\u00e8ne.<br>Si l\u2019art de Sarkis se caract\u00e9rise par son intemporalit\u00e9 et son cosmopolitisme, c\u2019est qu\u2019il outrepasse les fronti\u00e8res des races, des croyances et des si\u00e8cles, afin de mettre en sc\u00e8ne le lien indissoluble d\u2019une humanit\u00e9 qu\u2019il ressent dans sa parfaite int\u00e9gralit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>V.<\/strong><br>Sarkis fait figure de sage. Intense dans sa parole comme dans ses silences, il semble toujours profond\u00e9ment pr\u00e9sent \u00e0 la vie imm\u00e9diate.<br>Je me souviens de son exclamation , alors que nous parcourions l\u2019\u00e9troite ruelle qui m\u00e8ne au Rebel, restant en arr\u00eat devant un magnolia en fleurs : \u00ab C\u2019est le plus beau jardin du monde \u00bb.<br>Face \u00e0 la Cr\u00e9ation, Sarkis s\u2019\u00e9merveille.<br>L\u2019aquarelle dans l\u2019eau, qui est d\u2019abord pour moi un art de la contemplation, nous rend perceptible la r\u00e9ceptivit\u00e9 de son regard : celui de l\u2019enfant capable de porter la m\u00eame attention au moindre d\u00e9tail de ce qui l\u2019entoure, celui du magicien qui sait y deviner des signes. Lorsque la couleur fuse, des formes se dessinent, troublantes comme celles des nuages glissant dans un ciel rapide.<br>Du bout de ses doigts, Sarkis effleure la beaut\u00e9, ne lui abandonnant qu\u2019une l\u00e9g\u00e8re empreinte.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>VI.<\/strong><br>Et, bien s\u00fbr, par cet acte, il touche au sacr\u00e9.<br>Si je ne lui connais pas de religion, je ne saurais nier l\u2019\u00e9vidente spiritualit\u00e9 qui \u00e9mane de lui.<br>D\u2019ailleurs, en Occident, cr\u00e9er du vitrail ne peut \u00eatre encore un acte anodin.<br>Notre habitude des lieux Saints, du fait avant tout de notre travail, ne nous a pas fait entendre comme blasph\u00e9matoire le nom des Innocents pos\u00e9 sur ces visages. Ic\u00f4nes brutales, les figures du cri primal, de la torche humaine, du guerrier pourfendu, ne se d\u00e9marquent pas de la douleur qu\u2019expriment certains des personnages de nos textes bibliques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>VI.<\/strong><br>En leur accordant une place essentielle dans sa vitrine, aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019une vierge, d\u2019un linge \u00e9piscopal, d\u2019une statue vaudoue, Sarkis a reconnu aux figurines dont sont n\u00e9s les Innocents leur dimension cultuelle dans nos soci\u00e9t\u00e9s capitalistes, \u00e9prises d\u2019ath\u00e9isme.<br>Le vitrail, derri\u00e8re lequel se cache une lueur constante, transfigure ces personnages. Le Cycle des Innocents les pr\u00e9sente en Saints d\u2019aujourd\u2019hui, symboles de l\u2019erreur et du repentir, de l\u2019in\u00e9vitable martyre des \u00e2mes nobles et de notre espoir en leur salvation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>VII.<\/strong><br>A la violence de l\u2019expulsion de la chrysalide, succ\u00e8de l\u2019homme embras\u00e9 juch\u00e9 sur son b\u00fbcher, et celui que traverse une \u00e9p\u00e9e. Innocence de l\u2019homme primordial bris\u00e9 par ses semblables.<br>Puis les figures centrales, rouge sang, tum\u00e9fi\u00e9es par l\u2019\u00e9clat des n\u00e9ons. Flanqu\u00e9 de deux duellistes au visage cach\u00e9 par un masque, le bras en arr\u00eat, d\u2019un cheval \u00e0 l\u2019\u0153il fou o\u00f9 la terreur se loge, d\u2019un orque qui contraint sa b\u00eate qui ren\u00e2cle \u00e0 faire corps avec lui, si\u00e8ge, en position frontale, un \u00eatre \u00e9nigmatique, dont sourd une menace. Suspension de l\u2019acte. Innocence de celui qui n\u2019a pas choisi, avant que la douleur n\u2019en d\u00e9forme les traits en emportant son \u00e2me.<br>Puis, seule, aux couleurs p\u00e2lissantes, l\u2019image de l\u2019apr\u00e8s, le monstre brandissant le chef d\u00e9capit\u00e9 de son propre fr\u00e8re. Et, presque indistinct, le colosse \u00e0 nu, les \u00e9paules baiss\u00e9es, froidement charnel. Innocence de l\u2019homme subissant sa d\u00e9faite ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>VIII.<\/strong><br>L\u2019innocence, condamn\u00e9e \u00e0 conna\u00eetre la perte, ce point de pivot o\u00f9 l\u2019homme et le monstre habitent un corps commun, o\u00f9 l\u2019Eden bascule vers le cauchemar.<br>Pour nous seuls, Sarkis d\u00e9ploie parmi ses Innocents l\u2019ombre immense du Colonel Kurtz d\u2019Apocalypse Now : celle d\u2019un homme que la vie d\u00e9pouille de toutes ses valeurs, le d\u00e9faisant irr\u00e9m\u00e9diablement de l\u2019essence m\u00eame de son humanit\u00e9.<br>Le cauchemar, c\u2019est le stade primaire, bestial, d\u2019un homme sans conscience. Et, \u00e0 l\u2019extr\u00eame, la d\u00e9sincarnation de ceux qui, s\u2019instaurant demi-dieux, oublient leur int\u00e9grit\u00e9, leur appartenance \u00e0 une m\u00eame esp\u00e8ce, \u00e0 un m\u00eame espace de la Cr\u00e9ation, pour se croire tout puissants.<br>Concordant \u00e0 la chronologie de leur fabrication, les Innocents d\u00e9clinent par grades les transformations de l\u2019humain en monstre, jusqu\u2019\u00e0 ce surhomme que Sarkis rapproche de Marlon Brando : enti\u00e8rement, parfaitement responsable de son animalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>IX.<\/strong><br>Sarkis fait r\u00e9f\u00e9rence aux \u00e9v\u00e9nements qui ponctuent notre actualit\u00e9. Sa cr\u00e9ature centrale, acquise au moment m\u00eame o\u00f9 s\u2019\u00e9croulaient les deux tours jumelles, ne saurait en rejeter le poids.<br>Comment, devant telle violence, le nommer \u00ab Innocent \u00bb ?<br>Sarkis nous rappelle qu\u2019avant toute autre chose, le monstre concr\u00e9tise le visage de l\u2019autre, forc\u00e9ment hostile, parce que sa diff\u00e9rence d\u00e9savoue notre identit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>X.<\/strong><br>Sarkis n\u2019impose rien. Il appelle \u00e0 trouver l\u2019\u00e9quilibre.<br>Des douze Innocents initialement pr\u00e9vus, seuls dix aujourd\u2019hui ont rejoint leur<br>Famille, l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre. Parmi d\u2019autres sculptures issues du m\u00eame moule, en fonction d\u2019un d\u00e9tail qu\u2019aura soign\u00e9 ou omis le peintre, un \u00e0 un Sarkis les a choisis parfaitement conformes \u00e0 l\u2019\u00eatre imagin\u00e9.<br>Les deux derniers, encore embryons de l\u2019humanit\u00e9, restent \u00e0 venir ; ils seront monstres, ou ils seront humains.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>XI.<\/strong><br>Une dame Anglaise, \u00e0 qui longuement je t\u00e2chais d\u2019expliquer qui, selon moi, pouvait \u00eatre Sarkis, m\u2019a regard\u00e9e soudain. \u00ab&nbsp; Ah ! dit-elle, avec un si paisible sourire : Un Messager\u2026 \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Un seul mot suffisait.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>XII.<\/strong><br>Un mot pour un message.<br>De Sarkis, elle saisissait le sens de fa\u00e7on \u00e9vidente, mais elle en percevait \u00e9galement la forme.<\/p>\n\n\n\n<p>Chacune de nos rencontres a marqu\u00e9 une \u00e9tape.<br>Du tout, du rien, avec la simplicit\u00e9 des gens ordinaires, nous avons pu parler : Sarkis est avant tout un homme : cet homme, qui, tel un architecte, avait choisi en nous les artisans de sa mise en \u0153uvre.<br>Et pourtant, \u00f4 combien a-t-il \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 : jamais sans un cadeau il ne nous a quitt\u00e9s.<br>Parfois, nous ne le recevions, en pleine conscience, qu\u2019\u00e0 rebours.<br>Une phrase, br\u00fblante ; une \u0153uvre, vibrante.<br>Elles nous accompagnaient.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques mois de silence ont suivi entre nous cet accomplissement.<br>Au creux de nos mains, restaient l\u2019un de ses sucriers appel\u00e9 noir yvoire, et La Nuit inscrite en empreintes d\u2019or sur un verre bris\u00e9, qu\u2019il nous avait pri\u00e9 de rassembler pour lui.<br>Confront\u00e9s quotidiennement, par le bais de notre entreprise, au cauchemar qu\u2019engendre une humanit\u00e9 pervertie et servile, gr\u00e2ce \u00e0 ces pr\u00e9sents qui nous restent sacr\u00e9s, nous avons su lire, et suivre les traces&nbsp; menant \u00e0 la paix de la renaissance, \u00e0 l\u2019ouverture possible de devenir pour d\u2019autres de nouveaux messagers.<\/p>\n\n\n\n<p>Travailler avec Sarkis a \u00e9t\u00e9 un honneur.<br>Je le remercie en particulier de nous avoir rendu \u00e0 notre vraie lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui je ne sais si les deux Innocents qui manquent \u00e0 la s\u00e9rie sont le Colonel Kurz et l\u2019homme pourfendu\u2026Si c\u2019est Helder et moi, qu\u2019il a pris pour \u00ab parents \u00bb de ses dix Innocents.<br>Me permettant d\u2019\u00e9crire, et Helder de construire, il rejoint le projet qu\u2019il a pu \u00e9voquer, en nous mettant en sc\u00e8ne dans notre activit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour douze, il manque deux.<br>La place reste vacante pour \u00eatre travers\u00e9e par chaque spectateur.<br>Ceux qui accepteront de livrer leurs secrets \u00e0 la douce lumi\u00e8re, de remplir leur mission de pardon et d\u2019amour aupr\u00e8s de la famille qui les a appel\u00e9s et qu\u2019ils se sont choisie, ceux-l\u00e0 reconna\u00eetront hors de leur chrysalide la voie v\u00e9ritable de la libert\u00e9.<br>C\u2019est l\u2019espoir de Sarkis.<br>C\u2019est l\u2019espoir de l\u2019Humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Anne Tiqwah Ellul, dite LUL, Peintre-verrier,<br>Textes achev\u00e9s d\u2019\u00e9crire le 09.03.2008 dans le cadre de l\u2019Atelier de vitrail Histoires en lumi\u00e8re, cr\u00e9\u00e9 en 2004 avec Helder da Silva, Ma\u00eetre-verrier.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Tous droits r\u00e9serv\u00e9s Anne Tiqwah Ellul et Helder da Silva.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>I.Un jour, j\u2019ai \u00e9crit \u00e0 Sarkis : Tes cr\u00e9atures t\u2019attendent. Cette phrase a suffi pour que se d\u00e9cide qu\u2019il me reviendrait d\u2019associer \u00e0 son \u0153uvre le texte d\u2019un livret.J\u2019ai eu le privil\u00e8ge d\u2019accompagner Sarkis alors qu\u2019il engendrait.D\u2019autres rappelleraient les dates et les lieux jalonnant sa carri\u00e8re. Je ne saurais d\u00e9crire que ce que j\u2019ai per\u00e7u, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":15,"template":"","categories":[],"tags":[],"class_list":["post-9668","texts","type-texts","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/texts\/9668","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/texts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/texts"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"version-history":[{"count":18,"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/texts\/9668\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":11461,"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/texts\/9668\/revisions\/11461"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9668"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9668"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.sarkis.fr\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9668"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}